La vie exemplaire du Prophète

Le Prophète souriait souvent et enjoignait aux autres d’en faire autant
Les relations et conversations du Prophète avec ses compagnons
Le Prophète aimait à rire et plaisanter avec ses compagnons
Les conseils du Prophète à propos de la fraternité
L’intérêt et l’affection du Prophète pour les enfants
Les épouses du Prophète sont les mères des croyants


Chaque instant de la vie du Prophète constitue un merveilleux exemple à suivre pour les croyants. Par ses conversations avec les croyants, sa façon de s’adresser à eux, son sens de l’humour, son affection et son intérêt pour les enfants, sa bonté et sa prévenance envers les femmes, il était un protecteur exemplaire pour sa famille ainsi que pour tous les Musulmans. Son visage souriant, son caractère affable, son amour et ses égards pour les croyants font de lui l’idéal de l’humanité. Nous détaillerons dans ce chapitre quelques facettes de la vie du Prophète qui avait si bien su gagner l’agrément de Dieu.

Le Prophète souriait souvent et enjoignait aux autres d’en faire autant

Malgré ses lourdes responsabilités et les difficultés auxquelles il était confronté, le Prophète était un homme humble et paisible, soumis à Dieu. Il vivait pleinement les joies de la foi à chaque instant de sa vie. Grâce à ce bonheur spirituel, et à sa haute moralité, il était toujours souriant et son cœur restait tendre et sensible. Ses compagnons n’ont pas manqué de décrire sa façon d’être.

Ali: Son visage souriant et sa bonté envers chacun en faisaient littéralement un père du peuple. Tout le monde était égal à ses yeux.152 

Il était toujours de bonne humeur, doux et gentil.153

Il était le plus doux et le plus bienveillant des  hommes...154 

Le Prophète conseillait également à ses compagnons de sourire et disait:

Ne divertissez pas les gens en faisant étalage de vos biens mais charmez-les avec un visage souriant et une bonne conduite.155 

Dieu aime les gens simples et souriants.156 

Les relations et conversations du Prophète avec ses compagnons

Le Prophète (pbsl) manifestait beaucoup d’intérêt aux Musulmans qui l’entouraient. Il gardait toujours un œil sur la foi, le comportement, l’hygiène, le bonheur et la santé de chacun d’entre eux. Il remarquait les manques et besoins des uns et des autres et s’assurait qu’ils soient vite comblés. Dans chacune de ses conversations, il se montrait affable et savait gagner leur amour. Quand ils le quittaient, ses compagnons repartaient pleins de joie et de satisfaction.

Ali, l’un de ses proches les plus intimes, décrit ses relations avec ses compagnons et l’atmosphère qui caractérisait leurs entretiens:

Sa main charitable était tendue à l’extrême et sa langue était la plus véridique qui fût. Nul n’était plus modeste que lui dans son attitude. La crainte et la déférence envahissaient celui qui le voyait pour la première fois. Quiconque le fréquentait l’aimait. Un homme qui voulait faire son éloge a dit: “Je n’ai jamais vu personne de comparable avant et après lui. Une fois quelqu’un demanda quelque chose au Prophète et il l’obtint aisément de lui.”157 

Il s’intéressait à tous les gens qui étaient assis autour de lui et ne donnait jamais l’impression de traiter l’un d’eux de façon différente des autres. Il était toujours patient envers ceux qui étaient assis à ses côtés ou le faisaient rester debout et ne quittait jamais une personne avant que celle-ci ne se fût détournée de lui.158  

Il était sensible à l’absence de ses compagnons et s’enquérait de leur état lorsqu’il ne les voyait pas. Il demandait toujours comment les gens allaient, si leurs affaires prospéraient. Il qualifiait de belles les choses belles et laides celles qui l’étaient.159 

Il appréciait les gens honnêtes et ne souffrait d’autre compagnie que la leur. Ils venaient s’asseoir à ses côtés un moment et quand ils partaient ils le quittaient le cœur satisfait. Ils prenaient congé de lui, devenus des preuves vivantes et des guides.160

Il se montrait patient face aux comportements outranciers ou absurdes des étrangers. Certains s’énervaient parfois et il les calmait en disant: “Guidez-les quand vous voyez des gens comme ceux-ci.”161

Il n’interrompait jamais les gens, mais attendait plutôt qu’ils finissent.162 

 



La Kaaba à la Mecque La Porte Roi Fahd

Certes, un Messager pris parmi vous, est venu à vous, auquel pèsent lourd les difficultés que vous subissez, qui est plein de sollicitude pour vous, qui est compatissant et miséricordieux envers les croyants.
(Sourate at-Tawba: 128)

 

… Il tenait toujours des propos de nature à favoriser l’amour et l’entente entre les hommes. Il n’effrayait pas les gens ni ne les harcelait. Il témoignait beaucoup d’importance aux chefs de toutes les tribus et se montrait hospitalier envers eux…163 

Son petit-fils Hassan dit à propos du Prophète:

Ses regards étaient éloquents…; Il parlait de façon claire et concise. Il n’y avait rien de superflu dans ses paroles et aucune carence non plus.164 

Il s’adressait de la même façon aux notables et au petit peuple. Il ne leur cachait rien...165 

Abou Dhar décrit la grande affection du Prophète pour ses compagnons:

Je vins le voir (le Prophète) et le trouvai assis sur un lit. Il se leva et m’embrassa. Ceci montre que l’accolade est une bonne chose.166 

Abou Houraira évoque son sens de la considération et de l’humanité:

Le Prophète ne retirait jamais sa main avant que l’autre personne ne l’eût fait d’abord.167 

Le Prophète se préoccupait grandement de la santé de ses compagnons. Il recommandait aux plus chétifs de prendre du poids et aux corpulents de faire un régime et de manger de façon plus modérée.168 

Dans le cas de certaines maladies, il conseillait à ses compagnons de prendre une boisson à base de miel.169 

Il semble qu’Abou Houraira eut un malaise un jour, alors le Prophète le souleva, le ramena à la maison et lui donna du lait quand il constata qu’il souffrait de la faim.170 

Le Prophète aimait à rire et plaisanter avec ses compagnons

D’après les témoignages des compagnons, le Prophète plaisantait fréquemment avec sa famille et ses compagnons, riait à leurs plaisanteries, et leur donnait des diminutifs et des surnoms affectueux. Mais comme toujours, le Prophète agissait avec prudence et conformément aux règles de la bonne morale quand il s’agissait de plaisanter. Voici un résumé des conseils que le Prophète donnait à ses compagnons à propos de la plaisanterie:

 

Je plaisante, mais je dis toujours la vérité.

Il n’est pas permis à un Musulman d’effrayer son frère.

Ne te dispute pas avec ton frère, ne plaisante pas avec lui en des termes offensants.

Honte à celui qui ment pour divertir l’assistance.

On ne peut devenir un bon croyant tant qu’on ne renonce pas au mensonge, même pour plaisanter, et à la dispute, même si l’on a raison.

Ne mentez pas, même pour plaisanter.171 

Les conseils du Prophète à propos de la fraternité

Un des sujets les plus importants abordés par le Prophète était celui de la fraternité: les croyants doivent s’aimer sincèrement et sans penser à leurs intérêts personnels, ils ne doivent pas nourrir de sentiments de haine, de colère ou de jalousie, les uns envers les autres. Le Prophète était un excellent exemple en la matière et leur donnait en outre des conseils sur ce point. Dans le Coran, Dieu dit à ce sujet:

Telle est la [bonne nouvelle] que Dieu annonce à ceux des Ses serviteurs qui croient et accomplissent les bonnes œuvres! Dis: “Je ne vous en demande aucun salaire si ce n’est l’affection eu égard à [nos liens] de parenté.” Et quiconque accomplit une bonne action, Nous répondons par [une récompense] plus belle encore. Dieu est certes Pardonneur et Reconnaissant. (Sourate ash-Shura: 23)

Voici quelques hadiths qui reflètent les qualités du Prophète’ en matière d’affection, d’amitié et de fraternité:

Un croyant aime pour les autres ce qu’il aime pour lui-même.172 

Le Messager de Dieu avait l’habitude de recevoir des cadeaux et d’en faire en retour.173 

Celui à qui l’on offre un basilic ne doit pas le refuser car il est léger par son poids mais plaisant par son odeur.174 

Ne vous haïssez pas les uns les autres, ne vous enviez pas les uns les autres, n’enchérissez pas sur la vente d’autrui, ne vous disputez pas et ne médisez pas les uns des autres. Les serviteurs de Dieu sont frères les uns des autres.175 

Les mœurs des générations antérieures, la haine et l’envie vous ont gagnées. La haine est destructrice. Vous ne rentrerez pas au paradis tant que vous ne croirez pas. Vous ne croirez pas tant que vous ne vous aimerez pas. Vous dirais-je ce qui favorisera l’amour fraternel entre vous. Répandez la paix (salam) parmi vous.176 

L’intérêt et l’affection du Prophète pour les enfants

La compassion et la bienveillance du Prophète Mohammad à l’égard des croyants se manifestent également à travers son attitude envers les enfants. Le Prophète montrait beaucoup d’intérêt pour ses enfants et petits-enfants, ainsi que pour ceux de ses compagnons. Il fit de nombreuses recommandations à leur sujet, concernant leur naissance, le choix de leurs noms, leur santé, leur éducation, leur habillement, leurs jeux: dans tous ces domaines il s’impliquait toujours très activement.

Par exemple, peu de temps avant que sa fille Fatimah ne donne naissance à ses deux petits-fils, il lui dit: “Quand il naîtra, ne fais rien à l’enfant sans m’en informer.”177 Après leur naissance il indiqua comment les nourrir, s’occuper d’eux et les protéger.

Le Prophète priait aussi pour les nouveaux-nés, pour ses enfants, petits-enfants et ceux de ses compagnons. Quand il les prenait sur ses genoux, ou quand il les regardait jouer, il implorait Dieu de leur accorder une longue vie pleine de prospérité, ainsi que la sagesse et la foi. À chaque occasion, il priait pour ses petits-fils Hassan et Hussein, en ajoutant que la prière qu’il utilisait était la même que celle qu’Abraham avait utilisée pour Isaac et Ismaël.178 

Ibn Abbas, l’un des compagnons, raconte que lorsqu’il était enfant, le Prophète dit:”Dieu, enseigne-lui la sagesse.” Quand Anas bin Malik, un autre compagnon, était jeune, il demandait à Dieu de lui donner une fortune abondante, une progéniture nombreuse et une longue vie, en espérant que ceci lui apporterait le bonheur.179 

Le Prophète attachait une grande importance aux jeux d‘enfants et il lui arrivait même de se joindre à eux. Il recommandait aux parents d‘y participer en disant: “Que celui qui a un enfant soit comme un enfant avec lui.”180 Il suggérait de faire pratiquer aux enfants des jeux tels que la natation, la course et la lutte, et encourageait ses propres petits-enfants et les enfants de son entourage à en faire autant.

De nombreux compagnons ont dit à quel point le Prophète aimait les enfants et avait l’habitude de jouer avec eux. En voici des exemples:

Anas bin Malik:

Le Prophète était toujours parmi les premiers quand il s’agissait de jouer et plaisanter avec les enfants.181 

Al-Bara ‘ibn Azib (r.a):

J’ai vu Hassan sur les épaules du Messager de Dieu.182 

Anas bin Malik déclare:

Le Prophète embrassait et reniflait son fils Ibrahim.183 

Abou Houraira a décrit l’affection du Prophète pour les enfants et la façon dont il jouait avec eux:

Je marchais avec le Messager de Dieu à un moment de la journée mais il ne me parlait pas et je ne lui parlais pas jusqu’il eût atteint le bazar de Banou Qounaiqa. Il revint à la tente de Fatima et dit: “Est-ce que le petit chat (à savoir Hassan) est là?” Nous avions l’impression que sa mère l’avait retenu pour le baigner et l’habiller et le coiffer d’une jolie couronne. Peu de temps s’écoula avant qu’il (Hassan) ne revînt en courant et qu’ils s’embrassent, sur ce le Messager de Dieu dit: “Ô Dieu, je l’aime; aime-le et aime celui qui l’aime (Hassan)...”184 

D’après Anas bin Malik, le Prophète appelait souvent à lui ses petits-fils Hassan and Hussein, et les serrait contre lui.185

Ibnou Rabi’a ibni Harith dit:

Mon père m’envoya ainsi que al-Fadl, le fils d’Abbas chez le Prophète. Quand nous fûmes en sa présence, il nous fit asseoir à sa droite et à sa gauche et nous embrassa plus fortement qu’on ne nous avait jamais embrassés.”186 

Le Prophète caressait souvent la tête des enfants et priait pour eux. Par exemple, Yusuf ‘Ibn Abdoullah ‘Ibn Salam rappelle que le Prophète l’appelait souvent par son nom et lui tapotait sa tête. Amr Ibnou Hourays raconte que sa mère le mettait en présence du Prophète, et que ce dernier tapotait sa tête et priait pour qu’il eût toujours sa subsistance quotidienne. Quand Abdullah Ibnou Utbah avait cinq ou six ans, le Prophète tapotait sa tête aussi et priait pour qu’il eût de nombreux descendants et vive dans l’aisance.187 

Abou Houraira rapporte plusieurs anecdotes attestant l’intérêt et l’affection du Prophète Mohammad pour les enfants:

Quand les gens récoltaient les primeurs de la saison, ils les apportaient au Messager de Dieu. Quand il les recevait il disait: “Ô Dieu, bénis pour nous ces fruits et bénis notre cité, bénis notre sa’s [une unité de mesure] et notre mudd [une autre unité de mesure]”. Il appelait alors l’enfant le plus jeune et lui donnait les fruits.188 

Chaque fois qu’il rentrait de voyage, on faisait sortir les enfants de sa maisonnée pour qu’ils viennent l’accueillir. Il les serrait fortement contre lui, comme le rapporte ‘Abd-Dieu ibn Jafar:

Chaque fois que le Prophète rentrait de voyage, on nous amenait à sa rencontre. Un jour nous le rencontrâmes, Hassan, Hussein et moi. Il prit l’un de nous devant et un autre sur son dos et nous porta jusqu’à ce que nous arrivâmes à Médine.189 

Une fois, le Prophète sortit pendant le jour… puis il s’assit dans l’enclos de la maison de Fatima et demanda à voir le petit garçon (son petit-fils Hassan). Au bout d’un moment le garçonnet arriva en courant et le Prophète l’embrassa et l’étreignit tendrement.190 

Jaabir bin Samurah dit à ce sujet:

J’accomplissais la prière en compagnie du Messager de Dieu. Il se rendit ensuite chez sa famille et je l’accompagnai, c’est alors qu’il rencontra des enfants en chemin. Il commença à leur tapoter la joue. Il me tapota aussi la joue et je sentis une fraîcheur, un parfum qui émanait de sa main et qu’on aurait dit sorti du sachet d’encens d’un parfumeur.191 

Le Prophète Mohammad fut envoyé à une époque où l’on tuait les filles à la naissance, aussi a-t-il bien souligné que l’on ne devait pas faire de discrimination contre les filles en faveur des garçons, et que c’était un péché que de les tuer. En témoignant d’une affection égale pour les deux, il établit un excellent exemple pour le reste de la société. Voici un hadith qui l’illustre d’ailleurs:

Une fille est un enfant merveilleux, affectionné, serviable, plein de douceur et déjà habité par l’instinct maternel sacré.192 

Le Prophète exprimait cette affection dans ses paroles mais aussi dans ses actes. Il disait souvent aux enfants à quel point il les aimait.193 

Le Prophète n’a jamais fait de favoritisme envers un enfant aux dépens d’un autre. Il témoignait la même affection aux enfants des croyants qu’à ses propres enfants et petits enfants. Quand Halid bin Said rendit visite au Prophète, il avait une petite fille à ses côtés, et le Prophète lui exprima une affection particulière parce qu’elle était née en Abyssinie. Un jour, alors que le Prophète tenait une pièce de tissu brodé entre les mains, il appela la petite fille et lui en fit présent, ce qui la remplit de joie.

Jamra était un jeune enfant à cette époque. Son père l’amenait parfois au Prophète et lui demandait de prier Dieu pour elle. Le Prophète prenait Jamra sur ses genoux, plaçait sa main sur sa tête, et priait pour elle.

Usama, le fils de Zaid, le serviteur du Prophète, garde ce souvenir du Prophète:

Le Messager de Dieu avait pour habitude de me placer sur l’une de ses cuisses et de mettre Al-Hassan bin ‘Ali sur l’autre, ensuite il nous embrassait et disait: “Ô Dieu! Sois miséricordieux envers eux, comme je le suis envers eux.”194 

Certaines personnes étaient incapables de comprendre pourquoi le Prophète jouait avec les enfants et leur portait un tel intérêt. Un jour, Akra bin Habis vit le Prophète embrasser Hassan, et dit:

“J’ai dix enfants et n’en ai jamais embrassé aucun.” Le Prophète le regarda et lui dit: “À celui qui ne fait pas miséricorde, on ne fera pas miséricorde.”195 

Le Prophète rendait souvent visite à la nourrice de son fils Ibrahim, il montrait de l’affection pour ce dernier et lui caressait la tête. Anas bin Malik, le serviteur du Prophète, nous fait part d‘un autre souvenir:

Je n’ai jamais vu quelqu’un de plus miséricordieux envers les enfants que le Messager de Dieu. Son fils Ibrahim avait été confié à une nourrice qui habitait sur les collines autour de Médine. Il s’y rendait et nous l’accompagnions. Il entrait dans la maison, prenait son fils, l’embrassait puis rentrait chez lui.196 

Notre Prophète a fortement recommandé aux croyants de traiter leurs enfants avec équité et disait:

Craignez Dieu et traitez vos enfants avec équité.197 

Le Prophète mettait aussi l’accent sur l’importance de l’éducation des enfants, veillant à ce qu’on leur inculque une bonne moralité. Il aidait les parents dans leur tâche en donnant de nombreux conseils en ce domaine, dont voici un échantillon:

Les meilleures choses qu’un homme laisse derrière lui après sa mort sont un enfant vertueux qui invoque Dieu en sa faveur, une aumône perpétuelle, dont il continue à percevoir la récompense, et une science bénéfique qui continue à être utile après lui.198

Un des devoirs d’un fils envers son père est de faire en sorte que son nom et son comportement s’accordent.199 

Soyez bons avec vos enfants et élevez-les convenablement pour qu’ils soient bien éduqués...200 

Dans tous les domaines, le Prophète Mohammad était un excellent modèle à suivre pour les croyants, et celui-ci ne faisait pas exception. Il a résumé l’importance de l’affection pour les enfants dans cette phrase: “Il n’est pas des nôtres celui qui n’est miséricordieux envers les plus jeunes...”201 

Les épouses du Prophète sont les mères des croyants

Les femmes du Prophète sont les mères des croyants, des modèles pour toutes les Musulmanes car elles étaient habitées par la piété véritable. Nous disposons de nombreux témoignages sur la foi et le comportement des épouses du Prophète, l’affection qu’elles lui portaient, leur sagesse et leur excellente moralité qui nous sont décrites dans le Coran, les hadiths, et les récits de la vie du Prophète.

Une des vérités énoncées dans le Coran au sujet des épouses du Prophète est qu’elles sont les mères des croyants:

Le Prophète a plus de droit sur les croyants qu’ils n’en ont sur eux-mêmes; et ses épouses sont leurs mères... (Sourate al-Ahzab: 6)

Dans un autre verset, Dieu interdit aux croyants d’épouser les femmes du Prophète après sa mort:

… vous ne devez pas faire de la peine au Messager de Dieu, ni jamais vous marier avec ses épouses après lui; ce serait, auprès de Dieu, un énorme péché. (Sourate al-Ahzab: 53)

D’autres versets du Coran nous révèlent que les femmes du Prophète ne sont pas semblables aux autres femmes et décrivent la façon dont elles doivent se comporter. Nous y lisons ceci:

Ô femmes du Prophète! Vous n’êtes comparables à aucune autre femme. Si vous êtes pieuses, ne soyez pas trop complaisantes dans votre langage, afin que celui dont le cœur est malade [l’hypocrite] ne vous convoite pas. Et tenez un langage décent. Restez dans vos foyers; et ne vous exhibez pas à la manière des femmes d’avant l’Islam (jahiliyah). Accomplissez la salat, acquittez-vous de la zakat et obéissez à Dieu et à Son Messager. Dieu ne veut que vous débarrasser de toute souillure, ô gens de la maison [du Prophète], et vous purifier pleinement. (Sourate al-Ahzab: 32-33)

Le comportement des pieuses épouses du Prophète, comme nous le révèlent ces versets, à savoir, leur bonne volonté, leur intelligence, leur conscience, leur modestie, leur façon de s’acquitter de leurs obligations religieuses, et leur obéissance au Prophète, ainsi que leur connaissance du Coran et des dires du Prophète en font des modèles pour toutes les Musulmanes.

Dieu a indiqué dans le Coran que les épouses du Prophète recevront une double rétribution:

Pour une turpitude prouvée, le châtiment lui sera doublé par deux fois! Et ceci est facile pour Dieu. Et celle d’entre vous qui est entièrement soumise à Dieu et à Son Messager et qui fait le bien, Nous lui accorderons deux fois sa récompense, et Nous avons préparé pour elle une généreuse attribution. (Sourate al-Ahzab: 30-31)

La première des épouses du Prophète fut Khadija. Elle fut aussi l’une des premières croyantes. Quand le Prophète reçut la révélation pour la première fois, il lui en parla immédiatement. Khadija était réputée pour son intelligence, sa perspicacité et sa sagesse, et elle embrassa la foi sur le champ, apportant un immense soutien au Prophète dans les jours si éprouvants qui suivirent, en fournissant de grands efforts physiques et spirituels pour l’aider à diffuser le message du Coran.

D’autres épouses du Prophète telles que Sawda, Aïcha, Hafsah, Oum Habiba, Oum Salama, Safia, Maymouna, Zainab bint Jahsh, Jouwairya sont également citées pour leur abnégation, leur patience et leur loyauté envers le Prophète, et elles furent d’excellents modèles pour les croyants.

Le Prophète portait beaucoup d’intérêt à ses épouses et contribuait ainsi à accroître leur foi, leur santé, leur bonheur et leur connaissance. Il est dit que le Prophète jouait avec ses épouses et faisait même parfois la course avec elles. Ses compagnons ont décrit sa prévenance envers elles en ces termes: “Le Prophète aimait à plaisanter avec ses femmes...”202 

Aïcha a dit:

Je n’ai jamais vu un homme plus compatissant envers les membres de sa famille que Mohammad.203 

Le Prophète était connu pour son équité vis-à-vis de ses épouses. Ainsi, il répartissait de façon égale ses visites entre elles.

Anas bin Malik dit:

Le Messager de Dieu avait neuf épouses. Aussi quand il répartissait ses séjours chez chacune, le tour de la première épouse ne revenait que le dixième jour. Elles (ses femmes) avaient coutume de se réunir chez celle d’entre elles où il devait passer la nuit.204 

Maints propos du Prophète expliquent qu’une épouse pieuse est un inestimable bienfait. Il a ainsi dit par exemple: “Le monde est une jouissance et la meilleure des jouissances est une femme pieuse.”205

Le Prophète a aussi indiqué aux compagnons comment traiter leurs épouses:

Le meilleur croyant, du point de vue de la foi, est celui qui a la meilleure conduite. Le meilleur d’entre vous est celui qui traite le mieux sa femme.206 

Le meilleur d’entre vous est celui qui se comporte le mieux envers ses femmes, et je suis le meilleur envers mes femmes.207

 

Ce sont là des récits inconnus que Nous te révélons. Et tu n'étais pas auprès d'eux quand ils se mirent d'accord pour comploter.
(Sourate Yusuf: 102)

 

152. Imam Muhammed bin Muhammed bin Sulayman er-Rudani, Cem’ul-fevaid min Cami’il-usul ve Mecma’iz-zevaid, Volume5, p. 33
153.http://www.alinaam.org.za/ LIBRARY/pDieu.htm
154.http://www.salaam.co.uk/knowledge/ruqaiyyah4.php158
155. Imam Ghazali, Ihya Ulum-Id-Din (Le livre des sciences religieuses), Islamic Book Service, New Delhi, 2001, vol. III, p.52
156. Imam Ghazali, Ihya Ulum-Id-Din (Le livre des sciences religieuses), Islamic Book Service, New Delhi, 2001, vol. II, p.132
157. Imam Ghazali, Ihya Ulum-Id-Din (Le livre des sciences religieuses), vol. II, p.248
158. Imam Muhammed Bin Muhammed bin Sulayman er-Rudani, Cem’ul-fevaid min Cami’il-usul ve Mecma’iz-zevaid, vol.5, İz Publications, p. 33
159. Imam Muhammed Bin Muhammed bin Sulayman er-Rudani, Cem’ul-fevaid min Cami’il-usul ve Mecma’iz-zevaid, vol.5, İz Publications, p. 33
160. Imam Muhammed Bin Muhammed bin Sulayman er-Rudani, Cem’ul-fevaid min Cami’il-usul ve Mecma’iz-zevaid, vol.5, İz Publications, p. 33
161. Imam Muhammed Bin Muhammed bin Sulayman er-Rudani, Cem’ul-fevaid min Cami’il-usul ve Mecma’iz-zevaid, vol.5, İz Publications, p. 34
162. Imam Muhammed Bin Muhammed bin Sulayman er-Rudani, Cem’ul-fevaid min Cami’il-usul ve Mecma’iz-zevaid, vol.5, İz Publications, p. 34
163. Imam Muhammed Bin Muhammed bin Sulayman er-Rudani, Cem’ul-fevaid min Cami’il-usul ve Mecma’iz-zevaid, vol.5, İz Publications, p. 33
164. Imam Muhammed Bin Muhammed bin Sulayman er-Rudani, Cem’ul-fevaid min Cami’il-usul ve Mecma’iz-zevaid, vol.5, İz Publications, p. 32
165. Imam Muhammed Bin Muhammed bin Sulayman er-Rudani, Cem’ul-fevaid min Cami’il-usul ve Mecma’iz-zevaid, vol.5, İz Publications, p. 32
166. Imam Ghazali, Ihya Ulum-Id-Din (Le livre des sciences religieuses), Islamic Book Service, New Delhi, 2001, vol.II, p.140
167. Imam Ghazali, Ihya Ulum-Id-Din (Le livre des sciences religieuses), voI.II, p.131
168.http://www.ourdialogue.com/m25.htm
169. Sahih Boukhari
170. Sahih Boukhari, Islamic Book Service Publications, New Delhi, 2002,Volume 7, p.241
171. Al Hafiz ibn al-Dayba al-Shaybani, Taysir al-’usul ilaJami al-’usul, vol. 15, p. 209
172. Imam Ghazali, Ihya Ulum-Id-Din (Le livre des sciences religieuses),  Islamic Book Service, New Delhi, 2001,vol.III, p.68
173. Sahih Boukhari, Islamic Book Service Publications, New Delhi, 2002,vol. 3, p. 597
174. Riyad-us-Saliheen, vol. 2, compilation de Al-Imam Abou Zakariya Yahya bin Sharaf An-Nawawi Ad-Dimashqi, p. 1330
175. Imam Ghazali, Ihya Ulum-Id-Din (Le livre des sciences religieuses), Islamic Book Service, New Delhi, 2001, vol. III, p.124
176. Imam Ghazali, Ihya Ulum-Id-Din (Le livre des sciences religieuses), Islamic Book Service, New Delhi, 2001, vol. III, p.167
177. Al Hafiz ibn al-Dayba al-Shaybani, Taysir al-’usul ilaJami al-’usul, vol.II, p. 448
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180. http://www.diyanetvakfi.dk
181. Al Hafiz ibn al-Dayba al-Shaybani, Taysir al-’usul ilaJami al-’usul, vol. XV, p. 209
182. Sahih Mouslim, vol. IV, p.110
183. Imam mohammad Bin mohammad bin Suleyman er-Rudani, Cem’ul-fevaid min Cami’il-usul ve Mecma’iz-zevaid, vol.V, p.136
184. Sahih Mouslim, Islamic Book Service, New Delhi (India), vol. IV, no 2421R1
185. Al Hafiz ibn al-Dayba al-Shaybani, Taysir al-’usul ilaJami al-’usul, vol. II, p. 508
186. Al Hafiz ibn al-Dayba al-Shaybani, Taysir al-’usul ilaJami al-’usul, vol. II, p. 508
187. Al Hafiz ibn al-Dayba al-Shaybani, Taysir al-’usul ilaJami al-’usul, vol. II, p. 509
188. Sahih Mouslim, vol. VII, no 3170
189. Sahih Mouslim, vol. IV, no 1885-2772
190. Sahih Boukhari vol. III,  livre 34, no 333
191. Sahih Mouslim, Kitab al-Fada’il, livre 30, no 5758
192. Vesail, Ebvab-ı Ahkam-ül-Evlad, 4.bab; Hüseyin Hatemi, İlahi Hikmette Kadın (La femme dans la sagesse divine), Birlesik Publications, vol. IV, Istanbul, 1999, p. 72
193.http://www.usc.edu/dept/MSA/fundamentals/Prophet/Prophet description. html#children
194. Sahih Boukhari, Islamic Book Service Publications, New Delhi, 2002, vol. VIII, p.199
195. Sahih Boukhari, no 91
196. Sahih Mouslim, 15/75, Kitab al-Fada’il
197. Sahih Boukhari et Mouslim
198. Hadith rapporté par Abou Katada
199. Al Hafiz ibn al-Dayba al-Shaybani, Taysir al-’usul ilaJami al-’usul, vol. II, p. 512
200. Al Hafiz ibn al-Dayba al-Shaybani, Taysir al-’usul ilaJami al-’usul, vol. II, p. 515
201. Tirmidhi
202. Imam Ghazali, Ihya Ulum-Id-Din (Le livre des sciences religieuses), vol. II, p. 32
203. Sahih Mouslim, “Kitab al-Fada’il”,63
204. Sahih Mouslim, Islamic Book Service Publications, New Delhi, 1998, livre 8, no 3450
205. Sahih Mouslim, livre 8, no. 3465
206. Imam Ghazali, Ihya Ulum-Id-Din (Le livre des sciences religieuses), Islamic Book Service, New Delhi, 2001, vol. II, p.32
207. Imam Ghazali, Ihya Ulum-Id-Din (Le livre des sciences religieuses), Islamic Book Service, New Delhi, 2001,vol.II, p.32

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